Sauvons des vies…

Faire des études de pharmacie, c’est une chose.
On s’assoit, plus ou moins souvent, plus ou moins avec intérêt, sur des bancs de la fac.
Se former pour son futur métier, c’est un autre sujet. Rarement abordé pendant mes études.
Au final, le pharmacien est un professionnel de santé, que je qualifierais de spécialiste du médicament.
Pourtant, en 5ème année, on nous plonge dans le bain hospitalier, sûrement dans le but de révéler nos grandes capacités de sauveur de vies.
Première étape : Se faire connaître. « ah, on a un externe en pharma cette année? »
Enthousiasme du premier jour : -12 points. Essaye encore.
« Bon, ben, on va te trouver un travail à faire. » Sachant que tu ne restes pas une semaine pour apporter le café, mais 4 mois (pour apporter le café aussi, parfois).
Un des stages se passe toujours à la pharmacie hospitalière.
On y tripote du comprimé, réalise de dangereux rangements de boîtes, et nos yeux de lynx servent à contrôler les dates de péremption. Gain pour ta carrière : 0,5 point, lorsqu’au détour d’une porte, on te mentionne que ce traitement est un antifongique très spécial. Wouhou.
Le stage qui m’a pourtant le plus marqué, c’est celui au urgences.
Chaque matin, j’enfilais ma blouse, et je savais que j’allais servir. Peu importe si mes mains n’étaient pas habituées à effectuer les premier gestes de secours, j’ai appris petit à petit. Tout cela pour me voir un jour, la main collé à la peau d’un patient, pour bloquer l’écoulement de sang de l’aorte fraîchement sectionnée.
Je déconne.
J’ai  pourtant bien été aux services des urgences. Mais pas une fois je ne suis réellement rentré dans le service.
J’avais le droit, une fois par semaine, de pénétrer dans la salle du cadre infirmier.
« Qu’est ce que vous foutez là? » reste la seule question qu’on m’y ait posé. Ma mission état de collecter des dossiers patients pour éplucher la cause des entrées et détecter « les vieux qui se sont pétés un truc ». La santé publique ne pouvait se passer de moi. Mon taux d’abstention a subi une augmentation croissante, je ne vous le cache pas.
Après, on s’étonne que le pharmacien ne vous fasse pas de sutures, a du mal à nettoyer des plaies et ne sait pas faire une injection.
C’est pas votre boulot, dirons les médecins. Je suis tout à fait d’accord.
Sauf que réaliser une injection IV d’adrénaline en cas de choc anaphylactique, j’aimerais savoir le faire.
Merci l’année hospitalo-universitaire…
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2 réponses à “Sauvons des vies…

  1. Pour l’IV d’adrénaline, je crois que déjà c’est bien de savoir le faire en sous-cut. Tu viens quand tu veux si tu ne sais pas déjà le faire. En tous cas c’est bien dommage que ce stage ait été aussi pourri. Encadrement de m….

    • Oui, alléchant sur le papier, terriblement nul en réalité… L’externat de pharma est inutile dans sa forme actuelle. Pour le cours de piquouzes, je suis preneur!

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